La Gatta Cenerentola est une réinterprétation radicale du conte de Cendrillon, faite en dialecte Napolitain, en 1976, par Roberto de Simone , qui, depuis les années 60 , organise des groupes comme le NCCP ( Nuova Compagnia di Canto Popolare) pour la réinterprétation et la réinvention des contes traditionnels de la culture et de l’histoire de son pays ( et d’Europe).
Ce que De Simone a découvert lors de ses études anthropologiques a été une sorte d’équivalent napolitain au film The Wicker man ; une culture païenne vierge de toute l’influence catholique qui allait ensuite dévorer l’Italie ; une communauté matriarcale de bergers/fermiers avec des relations complexes et ritualisée, et avec une communication musicale pure et unique, que l’on trouve ramené à la vie dans cet extrait.
« Secondo Coro Delle Lavandaie » est un des moments les plus sauvage de ce mini-opéra, reprenant presque le squelette de certains morceau de No-Wave, ou d’une certaine façon comparable aux Slits ou à Kleenex et que l’on peut voir comme une sorte de tube éternellement dansant et spectral, réapparaissant tous les dix ans dans les Fêtes d’ anniversaires hystériques de certains mathématiciens.


